Historiquement le premier programme de téléachat ( ou spot TV de marketing direct ) est attribué à Ron Popeil, l’inventeur américain génial d’un nombre impressionnant de coupes légumes, de robots ménagers, de rotissoires électriques.
Sa société Ronco a été la première a diffuser dès les années 70 des programmes publicitaires avec Ron Popeil à l’écran , rendu célèbres par des formules cultes aussi bien dans le langage populaire que le téléachat, comme par exemple : « but Wait , there is more ! »
Caractéristiques fondamentales dès le départ : un format très long, un contenu attractif et un horaire de diffusion hors peak time.
Le nom américain peu connu en France de ce type de téléachat est informercial, joli mot valise qui contracte information et commercial ( en anglais commercial signifie publicité )
Si vous voyez quelqu’un qui vous regarde droit dans les yeux en souriant, se faisant applaudir à chaque exploit de l’appareil qu’il tient en main par un public enthousiaste , tard le soir, sans réussir à zaper tellement le spectacle est captivant, et bien vous etes en train de regarder un informercial !
Si l’informercial est bien fait, vous serez « esbaudi » , c’est à dire littéralement transformé en badaud réjoui devant votre téléviseur, de la même manière qu’un visiteur de la Foire de Paris peut rester 1 quart d’heure à regarder un démonstrateur qui manie l’éplucheur décorateur de carottes au concours Lépine !
Ce n’est pas un hasard , les meilleurs présentateurs de ce type de programmes étaient pendant les années 80/90 quasi systématiquement issus d’une manière ou d’une autre du vieux métier de démonstrateur de foires et marchés.
C’est bien mettre l’accent sur l’aspect clef en terme de marketing du téléachat : la scénarisation totale du produit ! Le produit est roi ! Sans lui rien n’est possible , avec lui il est possible de tout dire, de tout raconter , jusqu’au limite de l’absurde !

Les formats du téléachat :
4 formats majeurs permettent de vendre à la télévision :
Le spot de marketing direct ( DRTV spot ) : d’un durée très variable en fonction des pays et médias, de 30secondes à 2 mn ( le format roi ! )
L’informercial , traditionnellement d’une durée de 26 mn, avec un seul produit présenté pendant toute la durée du programme.
L’émission de téléachat : d’une durée maximum d’une heure , c’est le format que nous connaissons le mieu en France grâce à M6boutique et Téléshopping . Un présentateur leader, 8 à 12 produits par émission avec des intervenants ou témoins par produits.
La chaine de téléachat : un programme 24h/24h avec une grille de programmation qui évolue à chaque heure du jour et de la nuit, jours de semaine comme week-end pour capter au mieux l’ audience du moment.
QVC et HSN étant les leaders mondiaux des chaines de téléachat avec des présences directes dans de nombreux marchés ( USA, UK, Japon, Allemagne , etc .. ).
Le choix du format le plus adapté pour réussir à vendre dépend de nombreux facteurs liés au prix, à la technicité ou complexité du produit, aux audiences captées par ces différents formats…
Certains produits innovants ne fonctionne que sur un seul format, là ou d’autres pourront connaître un succès commercial simultané ou en cascade de l’un vers l’autre.
Le modèle économique des opérateurs de téléachat est lui même variable selon qu’ils soient afiliés à des médias et donc priviligiés dans l’obtention du temps d’antenne ou marketeurs indépendants , multispécialiste ou monoproduits.
C’est un marché, une « industry » qui pèse 40 milliards de dollars en 2008.
Que de chemin depuis la vente du premier Veg’O’Matic de Ron Popeil !
Aujourd’hui l’internet , l’E-commerce,la multiplication des télévisions cable, TNT et internet remodèle ce marché en créant des opportunités diablement intéressantes pour qui pourra apporter LE produit !
Et oui, quoiqu’il en soit le produit reste roi
Nos amis américains ont une phrase pour cela : you’re only as good as your next product !
Si ce domaine vous intéresse , dites le moi ! je vous raconterai d’autres petites histoires, sur ce merveilleux canal de distribution !